Depuis 2009, les contribuables et investisseurs peuvent cotiser dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI), une mesure introduite par le gouvernement fédéral à laquelle s’est harmonisé le gouvernement du Québec. Il s’agit d’un outil de préparation à la retraite complémentaire au REER et particulièrement intéressant pour le groupe des 25-45 ans. La période de grande activité professionnelle que constitue cette portion de vie est l’occasion de faire un maximum d’épargne pour la retraite. Dans ce contexte, le CELI est un outil à ne pas négliger.

Le CELI est un instrument d’épargne enregistré qui vous permettra de gagner un revenu de placement libre d’impôt afin de combler plus facilement vos besoins d’épargne tout au long de votre vie. Le CELI ne remplace pas les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), il s’ajoute plutôt à ceux-ci.

Principales modalités du CELI

Voici, plus précisément, certaines des modalités du CELI, qui sont conçues pour que les 25-45 ans puissent y trouver leur compte.

À chaque année, les résidents canadiens âgés de 18 ans ou plus peuvent cotiser dans un CELI. Le montant maximal annuel est fixé à chaque année. Contrairement au REER, les sommes cotisées ne sont pas déductibles du revenu imposable. En revanche, les revenus de placement d’un CELI ne sont pas imposés. De plus, les droits de cotisation inutilisés sont transférables aux années subséquentes et la somme des retraits effectués dans le CELI au cours d’une année s’additionne aux droits de cotisation de l’année suivante.

L’Agence du revenu du Canada donne un exemple concret de la manière dont peuvent augmenter les droits de cotisation au fil des ans, en vertu de ces modalités. Si en 2009 vous aviez le droit de cotiser jusqu’à 5 000 $, mais que vous ne cotisez qu’à hauteur de 2 000 $, un montant de 3 000 $ sera reporté et ainsi de suite…

Par ailleurs, puisqu’il est possible de retirer un montant du CELI sans payer d’impôt, ce type de compte facilite la réalisation de certains projets qui demandent un investissement substantiel. Dans sa présentation du CELI, le mouvement Desjardins donne l’exemple d’un projet de rénovation. Si une telle rénovation vous coûte 20 000 $ et que ces fonds sont disponibles dans un CELI, vous n’aurez qu’à retirer 20 000 $ pour payer ces rénovations, pas un sou de plus. De plus, ces 20 000 $ s’ajouteront à vos droits de cotisation au CELI dès l’année suivante. Dans le cas où vous auriez à vous servir de fonds provenant de votre REER pour financer ces rénovations, vous pourriez, en fonction de votre taux marginal d’impôt, devoir retirer jusqu’à 37 000 $, et vous perdriez vos droits de cotisation.

CELI et REER : composantes complémentaires d’une stratégie d’épargne

Comme nous l’avons mentionné, les deux régimes sont complémentaires. Si l’outil d’épargne qu’est le CELI revêt un attrait certain pour les 25-45 ans, il ne remplace pas le REER. Le CELI a une vocation de complémentarité. Il s’insère dans une stratégie d’épargne à long terme, qui doit aussi comprendre le REER, et qui doit être élaborée le plus tôt possible pour se bâtir un avoir solide et substantiel.

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