« Rien ne sert de courir; il faut partir à point… » Jean de La Fontaine avait bien raison. Sans être la tortue de la fable, vous pouvez aller à petits pas et surtout être constant dans vos efforts pour épargner. Quand faut-il commencer à épargner pour un projet particulier ou en vue de sa retraite? La bonne réponse, c’est dès maintenant. Pourquoi donc attendre en février ?  Vous pouvez le faire en tout temps.

Comprendre son avis de cotisation

Chaque année après avoir retourné votre déclaration de revenus, vous recevez de l’Agence du revenu du Canada un avis de cotisation. Sur cet avis, vous trouverez un tableau indiquant le maximum déductible au titre des REER pour l’année d’imposition en cours. La date limite pour souscrire à un REER est normalement le 1er mars de l’année suivante. Mais n’oubliez pas : vous pouvez cotiser à votre REER tout au cours de l’année en respectant la limite des maximums établis.

Se donner un plan d’épargne-REER systématique!

Vous pouvez déjà cotiser à votre REER dès le mois de janvier. Si, pour toutes sortes de raisons, la somme vous paraît trop importante en ce début d’année, songez sérieusement à changer de stratégie et commencez à prévoir dans votre budget un montant d’épargne REER « forcée ». À vous de choisir la fréquence : chaque semaine, chaque quinzaine ou chaque mois.

D’autre part, en y déposant des sommes régulièrement, vous aurez commencé à faire fructifier votre épargne dès le début de l’année et à chaque fois que vous ajouterez un montant dans votre compte REER, votre capital continuera à prendre de la valeur à l’abri de l’impôt…

Grâce à la magie des intérêts composés, ces cotisations régulières pourraient représenter des dizaines de milliers de dollars supplémentaires dans votre REER au fil des ans. Un programme de placements automatiques vous permet en outre d’utiliser à votre avantage les fluctuations à la hausse ou à la baisse des marchés financiers si votre compte REER comporte des actions de fonds communs de placement, par exemple.

À chacun son budget

On dit souvent que petit train va loin. En matière de planification financière, c’est bien vrai. Si vous cotisez à un REER de façon systématique, par exemple, au moyen de retraits programmés dans votre compte bancaire, vous pourrez épargner sans trop vous en rendre compte : c’est une épargne qui se fait tout en douceur.

Un exemple de cotisations par versements périodiques.

Voici ce que pourraient vous rapporter vos versements périodiques.

Cotisation hebdomadaire de 10 $
capital investi valeur du REER
après 10 ans 5 200 $ 6 667 $
après 20 ans 10 400 17 595 $
après 30 ans 15 600 35 398 $
Cotisation hebdomadaire de 50 $
capital investi valeur du REER
après 10 ans 26 000 $ 33 336 $
après 20 ans 52 000 87 974 $
après 30 ans 78 000 176 991 $

Ces exemples supposent un investissement REER au taux de 5 % par année.

En fait, quelle que soit la somme épargnée à chaque période, vous pourrez mesurer la progression de votre capital et vous serez heureux de voir votre épargne-retraite croître à l’abri de l’impôt.

Un sondage SOM révélait récemment que 35 % des personnes interrogées n’avaient pas épargné sérieusement avant d’avoir atteint 40 ans.

Et revenons à de La Fontaine qui écrivait dans sa fameuse fable :
« Il partit comme un trait, mais les élans qu’il fit furent vains. La Tortue arriva la première. »

En conclusion, ÉducÉpargne vous suggère ces deux règles d’or :

« Commencer tôt » et « Épargner de façon régulière ».

Pour en savoir plus…

Faites des simulations sur le site Internet de Retraite Québec – SimulR